Netflix, Disney + ou encore Amazon Prime Video vont devoir contribuer à la création française

Louise Vandeginste
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(Copyright Alain Jocard/AFP)
(Copyright Alain Jocard/AFP)

Désormais, les plateformes de vidéo à la demande devront toutes investir 20 à 25 % de leur chiffre d'affaires réalisé sur le territoire français dans la production d'œuvres françaises ou européennes.

Mercredi 28 octobre la ministre de la Culture Roselyne Bachelot a annoncé, lors d'un entretien avec le magazine Les Echos, que les plateformes de streaming par abonnement devront contribuer en investissant une part de leur chiffre d'affaires réalisé en France (20 à 25 %) dans la production d'œuvres nationales ou européennes. Selon la ministre elle-même, il s'agit là d'une "révolution digne de la loi de 1981 sur le livre". La dite loi, dite loi Lang (du nom de Jack Lang, ministre de la Culture de l'époque) avait instauré la règle du prix unique de chaque livre neuf édité en France, évitant ainsi une concurrence déloyale.

De même aujourd'hui, Netflix, Amazon Prime Video, Disney + ou encore Apple TV + ne pourront plus échapper au système français et devront réinvestir dans la culture.

Cette décision sera soumise à consultation jusqu'au 10 novembre. Mais on constate d'ores et déjà que le taux annoncé est moins élevé que celui proposé par le prédécesseur de Bachelot en début d'année. Franck Riester évoquait en effet un taux minimum de 25 % du CA. Mais la ministre défend son choix en expliquant qu'elle a préféré un taux de contribution légèrement plus faible, avec des sous-quotas plus élevés.

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