Nicola L., Ulrike Ottinger, Kiki Smith..., les “amazones” du pop art réunies dans un catalogue

Ingrid Luquet-Gad
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© Courtesy Bounameaux Art Expertise, Bruxelles/ADAGP, Paris 2020
© Courtesy Bounameaux Art Expertise, Bruxelles/ADAGP, Paris 2020

Pour élargir l’histoire de cet art qui fait “Pop”, une seule interjection ne suffisait pas. Alors, ce sera She-Bam Pow POP Wizz !, un titre choisi pour donner aux artistes femmes écartées de la légende dorée du pop art des airs de super-héroïnes. Cela colle à l’époque, ces années 1961-1973 efflorescentes vécues dans l’élan euphorique d’horizons radieux.

En réunissant une quarantaine d’“amazones du pop”, les deux historiennes de l’art et commissaires d’exposition Hélène Guenin et Géraldine Gourbe entendent réécrire l’histoire du pop art avec des formes méconnues. La recherche s’organise en exposition au MAMAC, à Nice, que dirige Hélène Guenin depuis 2016, et en catalogue, dont les planches et les essais (des deux commissaires, de Didier Semin et de Sid Sachs) sont complétés de notices biographiques (en collaboration avec l’association AWARE – Archives of Women Artists, Research and Exhibition) et d’une chronologie.

Dans l’espace, celui des salles thématiques de l’exposition, on se laisse happer par les formes efficaces et enchanter par les biographies rocambolesques. Il y a ainsi, et c’est le tout premier ensemble présenté, l’artiste Nicola L., dont les dessins et les éléments en vinyle déclinent le corps des femmes en un récit édénique revisité. On apprend encore, à propos de l’artiste née au Maroc de parents français, et c’est alors l’histoire de l’art qui s’étoffe, qu’elle fut dealeuse à Ibiza pour subvenir à ses besoins et à ceux de son ami, galeriste d’un certain Marcel Broodthaers encore à ses débuts faméliques.

On s’émerveille de Kiki Smith réalisant des lits défaits avant Tracey Emin, de Chryssa dépeignant des scènes hyperréalistes d’animaux gonflables avant Koons

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