Nitrites : ces organismes dénoncent près de 4 000 nouveaux cas de cancers par an à cause de la viande transformée

Jambon, saucisse, boeuf séché : tous ces aliments sont des produits transformés. Leur aspect initial a été modifié par différents processus comme la maturation, la fermentation ou la fumaison afin d’améliorer leur conservation. Depuis quelques années, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) tire la sonnette d’alarme sur la viande transformée, car elle serait potentiellement cancérigène.

De nombreux additifs comme les nitrites sont contenus dans la viande transformée. Ces derniers seraient responsables de 4 000 nouveaux cas de cancer par an, en France, d’après la Ligue contre le Cancer, l’association Foodwatch France et l’application Yuka.

Pour établir le lien entre les additifs et l'augmentation des risques de cancer du côlon et de l'estomac, les trois organismes ont utilisé différentes sources. Ils ont notamment travaillé sur une étude du Centre international de Recherche sur le Cancer de Lyon. Cette dernière portait sur 4 380 nouveaux cas de cancers de l'estomac et du côlon. Les chercheurs avaient trouvé une corrélation entre les maladies et la surconsommation de viande transformée.

En novembre 2019, les trois organisations ont publié une pétition afin d'interdire les nitrites ajoutés dans la viande et la charcuterie.

Les nitrites à l’origine des cancers de l’estomac et colorectal ?

Quatre sortes de nitrites sont remis en cause par la Ligue contre le Cancer, Yuka et Foodwatch : le E249, le E250, le E251 et le E252. À l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre le cancer, le 4 février, ils ont renouvelé leur campagne de prévention.

Dans le podcast "Minute Papillon", Camille Dorioz, responsable de campagne à Foodwatch France a exprimé ses inquiétudes concernant la surconsommation de viande transformée : "Si on consomme 50 grammes de charcuterie par jour, on augmente de 18% ses chances d’avoir un cancer colorectal. Ça correspond à un peu plus d’une tranche de jambon, une demi-knacki ou un quart de saucisson."

Le membre de Foodwatch a continué sur

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