En Norvège, l'élevage d'animaux à fourrure est interdit: et en France?

Un consensus politique

Le texte est le fruit d'un compromis entre le gouvernement de droite et le parti libéral. Au nom du bien-être animal, celui-ci réclamait la fin des élevages d’animaux voués à être tués « en vue d’une vente ou d’une quelconque autre utilisation de leur fourrure ». Le 13 juin 2019, les députés votaient la loi sur l'interdiction de l'élevage d'animaux à fourrure. D’ici à février 2025, les installations existantes devront toutes être démantelées.

Un impact économique

La Norvège produit 1 % des peaux de vison et 2 à 3 % des peaux de renard dans le monde, essentiellement destinées aux marchés russe et chinois. Le secteur emploie 500 personnes, dans plus de 200 fermes, pour un chiffre d’affaires annuel de 300 millions de couronnes (31 millions d’euros). Le gouvernement s’est engagé à verser environ 500 millions de couronnes (52 millions d’euros) aux éleveurs pour le démantèlement de leurs activités et leur reconversion.

L'Europe à la pointe

Neuf pays ont déjà interdit les élevages destinés uniquement à la production de fourrure : le Royaume-Uni (dès 2003), l’Autriche, la Croatie, les Pays-Bas, la Slovénie, la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, la République tchèque et la Macédoine. Cinq Etats pays sont également sur la voie de l’interdiction ou ont déjà adopté une interdiction pour certaines espèces : le Luxembourg, la Hongrie, la Belgique, le Danemark et la Suisse.

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Et en France ?

Les visons d’Amérique sont la seule espèce élevée uniquement pour sa fourrure. Il ne reste que 5 fermes d’élevages de ce type d’animal en France, employant une dizaine de personnes à l’année. Selon les associations de défense des droits des animaux, cette espèce semi-aquatique vit dans des cages, sans accès à un point de baignade. Face à 17 associations de protection des animaux, le 30 août dernier, Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, a promis, pour cet automne, un plan d’action pour le bien-être de

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