Dans son nouvel essai, Olivier Assayas en appelle à une ethique du cinéma

Gérard Lefort
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Le Temps présent du cinéma, “Tract” rédigé par Olivier Assayas, ne brame pas “Vive la crise !” comme une poupée capitaliste détraquée, mais considère que la crise et les états qu’elle induit sont un exercice profitable dans la région du cinéma. Olivier Assayas, qui a l’âge de ses dix-huit longs métrages, écrit :J’ai une bonne nouvelle, pour tout le monde : le cinéma est en crise. D’une certaine façon, c’est à peine une nouvelle : il n’a cessé de l’être depuis qu’il existe.” Le premier film d’Assayas, en 1986, s’appelait Désordre.

La cinéphilie, mamie agonisante repliée sur ses sectes et ses gourous

Le temps présent du cinéma est celui des nouvelles puissances économiques qui, prétendant transformer le monde, entendent aussi transformer les arts. Ce remembrement est bien connu : plateformes et autres modes de vision des images qui s’apparentent le plus souvent à la plus triviale des consommations distrayantes. Mais Assayas serre un tour d’écrou plus rare.

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