Une nouvelle étude confirme la toxicité des implants contraceptifs Essure

Anaïs Guillon
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Des chercheurs lyonnais ont confirmé que l’étain utilisé dans les implants Essure était responsable d’effets secondaires. Une première étape pour de nombreuses victimes, dont les douleurs n’ont pas été prises au sérieux pendant plusieurs années.  

Un scandale sanitaire de plus ? Une étude réalisée par le laboratoire Minapath à Lyon, a démontré que la soudure à l’étain de l’implant contraceptif Essure était à l’origine d’une part significative des effets secondaires ressentis par certaines femmes ayant eu recours à ce dispositif médical. Commercialisés en France par Bayer jusqu’en 2017, ces micro-ressorts métalliques étaient introduits dans les trompes de Fallope afin de produire une contraception permanente et irréversible. En France, près de 175 000 femmes ont choisi cet implant. Il laisse aujourd’hui plusieurs dizaines de Françaises avec des effets indésirables à vie.  

Des symptômes ignorés par le corps médical  

Chute de cheveux, douleurs articulaires, saignements voire symptômes de dépression et migration de l’implant. Pendant longtemps, les douleurs observées par certaines femmes après la pose de l’implant Essure ont été ignorées. « On a opposé à ces femmes que tout se passait dans leur tête, qu'elles étaient hystériques, dépressives », déclare pour France 3, Me Caroline Paris qui défend d’anciennes porteuses de l’implant contraceptif. Lorsque les troubles étaient établis, le système de santé réfutait tout lien avec Essure. Aujourd’hui, malgré le retrait de l’implant, plusieurs femmes ressentent encore des douleurs insupportables. 

En 2019, une trentaine de patientes excédées par l’omerta autour du dispositif médical ont décidé de...

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