Cette nouvelle méthode pourrait détecter la maladie de Parkinson 7 ans avant les premiers symptômes

Deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente selon l’Inserm, la maladie de Parkinson touche environ 200.000 personnes en France. Elle se caractérise par une dégénérescence des neurones à dopamine, ce qui affecte les fonctions motrices. L’Institut Pasteur rappelle que c’est une maladie à évolution lente et que les premiers symptômes apparaissent quand environ la moitié des neurones à dopamine ont déjà été détruits. Il y a donc un réel enjeu à détecter les risques d’apparition de Parkinson des années en amont, afin de freiner le développement de la maladie.

C’est l’objet d’une étude publiée le 18 juin 2024 dans la revue Nature Communications, qui a testé le potentiel d’une nouvelle méthode pour détecter la maladie de Parkinson des années avant les premiers symptômes. En effet, grâce à l’intelligence artificielle, les scientifiques ont pu identifier une combinaison de 8 protéines présente en quantité modifiée chez les malades de Parkinson et qui permet de diagnostiquer la maladie avec une précision de 100%. Puis, pour tester l'efficacité de ces marqueurs, ils ont analysé le sang de 72 patients souffrant d'un trouble du comportement par mouvements oculaires rapides, qui se traduit par des mouvements incontrôlés pendant des phases de rêves normalement immobiles. En effet, d'après les recherches actuelles, 75 à 80% des personnes atteintes de ce trouble sont susceptibles de développer une maladie de Parkinson.

A l’issue de l’analyse du sang des patients tests, 79% d’entre eux (...)

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