La nouvelle scène drill à l’assaut du rap français

Brice Miclet
Ashe 22 (capture d'écran extraite du clip

Ils s’appellent Ashe 22, 1Pliké140, Gazo, Negrito, CZ8 ou encore Chivas Gang. Ils incarnent un vent de fraîcheur qui souffle dans la nuque du rap français : celui de la nouvelle vague drill. À grand renfort de basses gong, de hi-hats effrénés et de noirceur, ces quelques noms, jeunes et encore peu médiatisés, redonnent à ce sous-genre des lettres de noblesse qui, en France, lui ont trop souvent fait défaut.

Mais que les choses soient bien claires : la drill dans l’Hexagone, ça n’a strictement rien de nouveau. Seulement, depuis son débarquement commercial en 2013 avec le premier album de Kaaris, Or Noir, elle semblait avoir été diluée par la presse et le grand public dans la grande appellation “trap”, qui a un peu servi de fourre-tout pour qualifier, bien souvent, les nombreuses sonorités plus modernes embrassées par le rap français. Pourtant, elle n’a jamais cessé d’être là, affirmée musicalement ou revendiquée comme source d’inspiration. Freeze Corleone, PSO Thug et Leto, Niska parfois, SKG… La liste est très longue. Tous ont poncé la scène South Side de Chicago, où est née la drill aux alentours de 2008. Chief Keef (le boss), Young Chop (l’architecte), Pac Man (un autre architecte), les stars Lil Durk, Fredo Santana et consorts ont traumatisé une génération de rappeurs français, sans parvenir pour autant à créer l’exportation d’une véritable scène.

L’énorme impact de la scène anglaise

Mais

Lire la suite sur lesinrocks.com