Numéro d’écoute pour les pédophiles : « Ce dispositif est nécessaire pour prévenir les passages à l’acte »

Sarah Lévy
·2 min de lecture

Déployée dans sept régions depuis un an, la hotline destinée aux personnes atteintes de troubles pédophiliques sera très bientôt étendue à tout le territoire. Le docteur Anne-Hélène Moncany, psychiatre et présidente de la Fédération des CRIAVS (les Centres Ressources pour les Intervenants Auprès des auteurs de Violences Sexuelles), nous explique l’importance d’un tel dispositif et ses enjeux.

ELLE: Voilà un an que la hotline destinée aux pédophiles a vu le jour, quel bilan pouvez-vous tirer de cette première année ?

Anne-Hélène Moncany: On craignait que les personnes visées n’aient pas connaissance de ce numéro puisqu’il a été lancé sans campagne de communication. Or, pour que ce type de dispositif soit efficace, il faut qu’il soit connu du grand public malgré cela, nous avons tout de même reçu près de 200 appels. C’est la preuve qu’il y a bien un besoin. D’autant que ces appels correspondaient au public visé. Nous avons donc pu leur proposer tout un parcours de soins adapté.

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ELLE: À qui s’adresse ce dispositif ?

A-H.M: À des personnes qui ont un trouble pédophilique au sens médical du terme, c’est-à-dire, une attirance sexuelle chronique pour les enfants, qui savent que c’est interdit et que c’est problématique, qui ne veulent pas passer à l’acte et qui donc, demandent de l’aide. Les personnes qui ont déjà commis des infractions sexuelles sur les mineurs, des actes de pédocriminalité sont, elles, prises en charge dans nos centres de ressources pour intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles ((CRIAVS) parce qu’elles ont été judiciarisées, condamnées et qu’elles sont orientées vers des soins en prison puis à leur sortie. Mon travail en prison m’a permis de me rendre compte que beaucoup de patients avaient repéré qu’ils avaient une difficulté à cet endroit-là. Ils avaient cherché...

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