Où sont les enjeux raciaux dans le film Barbie ?

Rupture des pots de peinture de couleur rose, la mode du Barbiecore, la maison de Ken sur Airbnb ou encore des collections de vêtement estampillé Barbie : impossible de passer à côté de cet évènement du 7ème art.

Porté par l'actrice principale, Margot Robbie, Barbie a été réalisé par Greta Gerwig, icône du cinéma indé américain, célèbre pour ses engagements en faveur de l'émancipation féminine. Dans ce troisième film, la cinéaste propose une introduction au féminisme, reprenant le discours empouvoirant de Mattel : les Barbies peuvent tout faire.

Taxé de trop woke par l'extrême-droite, de trop capitaliste par les féministes radicales : le long-métrage ne fait pas l'unanimité. Alors oui, Barbie ce n'est pas du Monique Wittig ou du Angela Davis. Pourtant, c'est devenu, en quelques semaines, le film réalisé par une femme comptabilisant le plus d'entrées (et qui a fait entendre le mot patriarcat sur toute la planète).

Barbie suscitait beaucoup d'attente, il y a donc eu beaucoup de réactions à sa sortie. Qualifié de trop commercial, de pub déguisée, ou de décadence écologique… Le film révèle de véritables lacunes sur le plan intersectionnel. Mais où est donc Black Barbie (and latina, asian, arab barbie) ? Où sont les enjeux raciaux, bien réels en dehors de BarbieWorld ?

La journaliste LaNeysha Campbell regrette ce procès : “ça me rappelle quand on m’a dit que les Barbie étaient destinées aux filles blanches, pas aux filles noires. La première Barbie noire a été créée en 1967. (...) (...)

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