Obey fait couler les larmes de sa « Marianne »

Jade Vigreux
·1 min de lecture

La « Marianne » du 13e arrondissement de Paris a désormais la larme à l’œil. Après que sa fresque a été vandalisée en décembre 2020, Shepard Fairey l’a restaurée ce dimanche. Une démarche surprenante que le street-artiste explique en vidéo.

Le 14 décembre 2020, ceux qui se réveillèrent à l’aube pouvaient découvrir le visage modifié de la colossale « Marianne » de Shepard Fairey – alias Obey. Des larmes de sang maculaient dorénavant ses joues et les trois mots de la célèbre devise, piliers de la République française, avaient été hachurés de blanc à grands jets d’extincteur. Une figure allégorique alors dénaturée et vandalisée, à l’image de valeurs démocratiques qui, elles aussi, semblent galvaudées. Les deux graffeurs anonymes étaient descendus en rappel le long de la fresque peinte sur le flanc d’un immeuble du boulevard Vincent-Auriol, dans le 13e arrondissement de Paris. Ils avaient filmé de près leur exploit vendale, espérant que leur contestation soit la plus percutante possible.

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© HIYA!

Un acte de vandalisme au cœur des tensions actuelles

C’est le média spécialisé en cultures urbaines « Hiya ! » qui avait révélé le détournement de l’œuvre street-art et reçu parallèlement la lettre pamphlétaire de ses deux auteurs, dont le gouvernement était le principal destinataire. Cette dernière, accompagnée des dites images, revendiquait l’action comme étant pleinement inscrite dans le contexte brûlant des mobilisations liées aux lois « sécurité globale » et « séparatisme », ainsi qu’aux évacuations forcées de camps de migrants, place de la République, en pleine période hivernale.

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