Les objets du confinement : le pince-nez

Par Nathalie Lamoureux
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Misty, le pince-nez made in Normandie.
Misty, le pince-nez made in Normandie.

Les montagnards connaissent déjà le pont de nez en cuir pour se protéger des facteurs atmosphériques nocifs tels que le soleil, le gel ou le vent. Les nageurs ont leur pince-nez destiné à comprimer les narines pour éviter que l'eau ne pénètre à l'intérieur. Avec la pandémie et les gestes barrières qui l'accompagnent, on a vu fleurir des montures pour nez à glisser sur le masque pour éviter la formation de buée sur les lunettes.

En temps normal, le nez cache une organisation sans faille pour nous assurer une bonne utilisation de l'air ambiant. L'une de ses fonctions est de réchauffer l'air inspiré et de le saturer de vapeur d'eau avant qu'il n'atteigne les voies respiratoires. Le but étant d'éviter qu'un air froid ou trop sec n'arrive directement dans la gorge et les poumons.

Des clips pour appendice nasal

Si le masque cache la bouche, il ne fait pas cache-nez. Cette anomalie n'a pas échappé à certains, qui se sont rués sur leurs imprimantes 3D pour fabriquer des clips pour appendice nasal. Le masque se retrouve plaqué sur le visage. L'air est détourné et ne remonte plus le long des narines. Un cadre ardennais, Gérald Defoing, voyant des personnes sur Internet pincer leur masque à l'aide d'un trombone ou d'un pansement, se met au travail. Il en imprime une centaine pour son entourage, mais, débordé par la demande, il finit par partager les plans de son pince-nez sur Internet, et dresse une liste de makers (ceux qui impriment en 3D).

Clément Perrot, à la tête d [...] Lire la suite