Les objets du confinement : Yanook, le touche-à-tout

Par Nathalie Lamoureux
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Yanook, le crochet hygiénique multifonction.
Yanook, le crochet hygiénique multifonction.

Ce n'est pas un objet banal du quotidien, pas plus qu'un symbole ostentatoire du luxe. Son usage relève de la créativité et de la ruse. Comment ouvrir une porte, allumer la lumière, utiliser un robinet, tirer une chasse d'eau, débloquer un loquet, appuyer sur un bouton d'ascenseur, une sonnette ou les touches de terminaux bancaires, pousser son caddie sans y mettre la main, ou encore éviter de poser son sac en le suspendant à une table ? Réponse : Yanook, crochet en inox de 20 grammes, à peine plus grand qu'une clé de voiture, au design plus compliqué qu'il n'y paraît.

Son inventeur, Yannick Silva, ingénieur de Pau à la tête de la petite start-up NConcept, ne s'attendait pas à un tel engouement. Depuis son lancement en avril dernier, le Yanook s'est vendu à près de 210 000 exemplaires. Mais la belle histoire, qui a permis à l'ingénieur et à une PME de dix personnes d'être sauvés de la crise, aurait pu se terminer en cauchemar. Pour écouler son produit, Yannick Silva trouve dans les buralistes un bon canal pour atteindre les consommateurs au début de la crise. « Mais les choses se sont compliquées après que la Confédération des buralistes nous a imposé un contrat très strict avec, au final, très peu d'obligations pour elle. »

Engagement

Le contrat établi avec la Confédération des buralistes que nous avons pu consulter stipule que « le fournisseur s'engage à réserver chaque jour un minimum de 14 000 produits exclusivement à destination des buralistes » et qu'il [...] Lire la suite