Océane, 21 ans, s'est suicidée après avoir dénoncé des viols

Abaca
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"Vous n'auriez rien pu faire pour moi". Cette phrase bouleversante a été écrite sur le corps d'Océane, 21 ans, et retrouvée alors qu'elle venait de se suicider chez ses parents, le 4 juin dernier. "Je suis morte depuis le 10 février", y avait-il également inscrit. Le 10 février, c'est le jour où Océane affirme avoir été violée à deux reprises par l'une de ses connaissances après une soirée à Beaune, organisée par son école en sommellerie.

Aujourd'hui, pour BFM TV, ses parents Yvan et Sandra reviennent sur le calvaire qu'elle a subi, et dénonce une justice trop lente. "[Il] l'a droguée avec autre chose et l'aurait violée de 5 heures à 9 heures du matin", racontent-ils. "Elle se réveillait avec les bras et les jambes paralysés mais ne pouvait pas se débattre."

Dans sa plainte consultée par Le Parisien, Océane relatait : "C'est comme si j'étais prisonnière de mon corps". Malgré son "non" et ses tentatives de le repousser, "il a dit que je ne pouvais pas l'arrêter, que je l'excitais de trop". Elle aurait alors subi des "actes de pénétration digitale", d'après le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux.

La jeune femme l'aurait mis dehors le matin et avait fini par quitter sa formation pour rentrer chez ses parents. L'agresseur présumé aurait avoué les faits sur Snapchat, avant que la conversation ne soit effacée.

"Elle a mis trois mois à avoir le courage de porter plainte. Elle nous disait : Je suis morte de l'intérieur. On a vécu...

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