OL: Textor met les choses au clair sur le transfert de Nuamah (qui pose question légalement)

OL: Textor met les choses au clair sur le transfert de Nuamah (qui pose question légalement)

John Textor met les choses au clair. Après son mea culpa pour les supporters lyonnais, inquiets face à la crise que traverse leur club, le propriétaire de l'OL a également évoqué le transfert d'Ernest Nuamah en provenance du FC Nordsjælland contre 26 millions d'euros. Petite subtilité: le Ghanéen de 19 ans est en fait prêté jusqu'en juin 2024 par le RWD Molenbeek, club de la galaxie Eagle Football, qui compte aussi Botafogo et Crystal Palace.

Les médias danois ont très rapidement parlé d'un "transfert-relais", réglementé par l'article 5bis de la FIFA. Cet article stipule qu'à moins que le contraire puisse être établi, "si deux transferts consécutifs – nationaux ou internationaux – d’un même joueur interviennent en l’espace de seize semaines, alors les parties impliquées dans ces deux transferts (clubs et joueur) seront présumées avoir pris part à un transfert-relais".

Un transfert qui pose question

Certains spécialistes de la question interrogés ce vendredi étaient par exemple étonnés de la non-communication du club belge sur l'arrivée du joueur dans leur club "pour le plus gros transfert de l'histoire du club". C'est "assez rare qu'un club de première division soit uniquement la plaque opérationnelle (même s'ils sont sous le même propriétaire) d'un transfert et surtout lorsque ce club n'est pas l'équipe principale du propriétaire", explique un avocat en droit du sport sur le sujet.

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Pour être précis, il n'y a eu dans ce cas qu'un seul transfert entre le FC Nordsjælland et RWDM. C'est ensuite un prêt avec une obligation d'achat qui a été conclu entre l'OL et le RWDM. Ce ne sont donc pas deux transferts consécutifs. Un processus expliqué par John Textor dans un communiqué.

"L'achat des droits de joueur par le RWDM auprès d'un club au Danemark a été soutenu par une 'preuve de fonds', vérifiée par une grande banque commerciale au Brésil, qui bénéficie d’un solde en espèces équivalent à 60 millions d'euros. Cette banque respectée est une institution financière cotée en bourse au NASDAQ aux États-Unis", explique l'homme d'affaires américain.

Avant de poursuivre: "Il s'agit du même compte et du même solde en espèces qui a été présenté à la DNCG. Cela signifie, de manière importante, que c'est la même source que nous avons constamment affirmée comme étant disponible pour aider les clubs du portefeuille d'Eagle Football. Les rumeurs conspirationnistes selon lesquels un compte offshore aurait été utilisé dans nos activités de transfert de joueurs sont malveillantes et catégoriquement fausses. Le Brésil n’est pas devenu soudainement un paradis fiscal. La transaction est une opération d'achat et de prêt traditionnel, réalisée en conformité totale avec les réglementations de la FIFA, sous la supervision de la DNCG. Nous avons spécifiquement sollicité l'intervention de la FIFA pour soutenir nos échanges avec l’Union Royale Belge des Sociétés de Football."

La pratique de "transfert-relais" dénoncée par les médias danois est très sévèrement puni par la FIFA. Contactée par RMC, l'instance internationale souligne que grâce au système TMS, "la FIFA surveille les transferts internationaux de joueurs afin d'assurer le respect du Règlement du Statut et des Transferts des Joueurs". Mais qu'elle ne peut pas répondre sur un cas en particulier ou des transferts spécifiques.

Article original publié sur RMC Sport