Menus sans viande à l'école : Olivier Véran dit faire des plats "végétariens" à ses enfants

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Alors que les écoliers français sont en vacances et que la pandémie de la Covid-19 bat son plein, les ministres débattent… sur les menus scolaires. Après la décision de Grégory Doucet, maire écologiste de Lyon, de servir temporairement des plats sans viande dans les écoles de sa ville (mais avec d'autres protéines animales telles que les œufs et les poissons), les réactions du gouvernement ne se sont pas faites attendre. Le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Julien Denormandie a lancé : "Arrêtons de mettre de l'idéologie dans l'assiette de nos enfants !" De son côté, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a dénoncé une "politique moraliste et élitiste" qui "exclut les classes populaires". Face à ces réactions, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a regretté "un débat préhistorique". Avant de déplorer "des clichés éculés, du type 'l'alimentation végétarienne serait une alimentation déséquilibrée', alors qu'on sait que la viande peut être remplacée par du poisson, des œufs, des légumineuses qui apportent toutes les protéines nécessaires", a rapporté Le Figaro, le lundi 22 février 2021.

Des propos soutenus par le ministre de la Santé, indiquent nos confrères. Lors d’un déplacement à la CAF de Lyon, le 22 février 2021, Olivier Véran a commencé par expliquer : "Dans les familles, notamment en précarité, la viande et le poisson peuvent coûter cher, et donc quand on met ses enfants à l'école et à la cantine, c'est aussi une occasion pour l'enfant d'avoir des protéines d'origine animale qui sont importantes dans un régime nutritionnel". Olivier Véran en a profité pour faire une révélation sur sa vie de famille : "À côté de ça, c'est le père de famille qui va vous répondre. Je fais des menus végétariens à mes propres enfants. Je ne suis certainement pas choqué et certainement pas scandalisé qu'on puisse proposer des repas sans viande ou sans poisson à l'école. Avant de conclure : "Je dirais qu'il n'y a pas, pour moi, lieu à polémiquer".

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