Oncles et tantes, un lien si particulier

Nadine Coll
·1 min de lecture

Tonton ou tatie, quel que soit le nom qu'on leur donne pour la vie, ces figures familiales jouent un rôle méconnu. Et tellement important !

Depuis toute petite, Violaine, 10 ans, partage une grande complicité avec sa tante maternelle : « Tatou, je l'adore, on se raconte plein d'histoires et de petits secrets… » Et que ferait Annabelle, 17 ans, sans sa « tata Lolo » ? « C'est ma première amie chez les adultes », dit-elle. Autre histoire, autre époque : « Je n'étais pas très proche de mes oncles, mais ils ont toujours été des figures importantes pour moi qui manquais d'un père ; ils étaient drôles, intelligents. J'étais fier de cette filiation », se souvient Jean-Baptiste, 56 ans. Pourtant, les spécialistes nous parlent peu de ces relations « avunculaires » – oui, c'est le bon mot – dont on sait qu'elles jouent un rôle important dans les familles, et surtout dans la construction de l'enfant et de l'adolescent.

Un parent proche pas comme les autres

« On s'y penche moins sans doute parce que ces relations se raréfient, suggère la sociologue Sylvie Cadolle*. La famille occidentale moderne est majoritairement de type nucléaire avec un ou deux enfants, ce qui réduit les oncles et tantes. A cela s'ajoute le mode de vie, comme la mobilité géographique dans le travail, les séparations des couples, qui peut rendre plus diffcile la possibilité d'une relation de qualité. » Dommage, car, lorsque ce lien existe, il est important, selon la psychanalyste Claire Garbar** : « Les enfants jouissent d'une autonomie relationnelle plus grande par rapport aux générations...

Lire la suite sur Femina.fr

A lire aussi