Orphelins de féminicides, ils témoignent et demandent la mise en place d’un plan national

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Milena a 17 ans. Son père a assassiné sa mère en 2018 avant de se suicider. Antoine a 22 ans. Son ancien beau-père a tué sa mère en 2013. Aujourd’hui, ils racontent tous les deux à Femme Actuelle et Simone l’horreur vécue face au meurtre de leur mère… mais aussi l’horreur vécue après le drame, lorsqu’ils se sont retrouvés complètement démunis, sans aide de l’Etat. Une adolescente et un jeune adulte en pleine construction, qui ont dû apprendre, malgré eux et à cause d’un féminicide, à vivre sans la femme qui leur avait donné la vie : leur maman. “On sait qu’on ne la verra pas pendant les plus grands jours de notre vie”, commence Milena. “Je suis encore vivante, mais quelque part, on m’a ôté la vie aussi, on m’a enlevé une grande partie de ma vie.”

Milena décrit notamment les failles qui ont suivi ce crime : “Après ce genre de drame, il est censé être mis en place un suivi psychologique, qui n’a pas du tout été pris en compte”, explique l’adolescente. “On nous a laissés nous débrouiller [...] Quelque part, je trouve que l’on a été abandonnés par la société, par l’État. Un enfant qui a vécu ce genre de choses a besoin d’un accompagnement, a besoin de quelqu’un qui le prenne par la main. C'est dur de se construire avec tout cela, de trouver des repères, d’être mentalement stable [...] On est obligés de se battre pour tout, de faire des efforts, alors qu’on n’est pas en capacité de faire des efforts.”

De son côté, Antoine confie ne jamais avoir pu s’habituer à cette nouvelle réalité, (...)

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