Orthographe : doit-on écrire "ce qui s'est passé" ou "ce qu'il s'est passé" ?

"Tu ne sais pas ce qui s'est passé hier ?", "Non ! Dis moi ce qu'il s'est passé !" Existe-t-il une véritable différence entre ces deux phrases et l'une d'entre elle est-elle erronée ? À l'oral comme à l'écrit, il est encore difficile de savoir orthographier correctement cette expression. Entre "ce qui" ou "ce qu'il" dans une phrase, quel est le bon choix ? Comme l'indique Le Figaro Langue française, la première confusion date de 1641, lorsque Corneille écrivait dans Polyceute : "J’aurai fait mon devoir, quoi qui puisse arriver". Mais quelques années plus tard, en 1660, il corrigeait avec : "quoi qu’il puisse arriver". La première version était-elle une erreur ?

En fait, tout est question de grammaire. Sur son site, l'Académie française demande à bien marquer la différence entre les verbes personnels et impersonnels. C'est grâce à ces derniers que nous pourrions alors faire le bon choix ! "'Qui' est le sujet du verbe construit personnellement, 'qu’il' apparaît dans la tournure impersonnelle", lit-on alors. Par exemple, dans la phrase "une difficulté m'arrive", le verbe "arriver" est considéré comme personnel puisqu'il exprime une action accomplie ou directement liée à une personne. L'Académie indique que les verbes dit personnels doivent être repris par "qui". Nous dirions alors : "ce qui m'arrive", pour parler de cette difficulté.

Nous comprenons alors que "qu'il" s'emploie avec les verbes impersonnels. Par exemple, la phrase "il m'arrive une difficulté" est considérée comme impersonnelle. (...)

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