Pédocriminalité dans l’Église : l’épineuse question de l’indemnisation des victimes

Jade Vigreux
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Réunis en une assemblée spéciale depuis lundi, les Évêques réfléchissent aux modalités de réparation des victimes d’hommes d’Église pédocriminels. La question de l’indemnisation est délicate car elle sous-tend celle de la responsabilité de l’institution.

Un chèque peut-il suffire à alléger ces victimes de leurs traumas ? Vaste question. Pourtant, en novembre 2019, lors de la Conférence des Évêques de France (CEF), la réponse semblait toute évidente. Dans le sillage de l’affaire Bernardin – condamné pour la non-dénonciation des abus sexuels commis par le père Preynat –, l’Église, ébranlée, s’était immédiatement engagée à indemniser toutes les victimes de prêtes pédocriminels avec « une somme d’argent unique et forfaitaire ». À cela s’ajoutait la promesse de la création d’une fondation dédiée à récolter les dons. Un engagement quelque peu hâtif. Voire totalement inapproprié, au regard de l’inertie actuelle des pouvoirs religieux. Depuis cette CEF, la question de l’indemnisation est en suspens quelque part, tombée dans l’oubli ou évoquée au conditionnel.

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Le synode des Évêques – assemblée extraordinaire qui se tient depuis lundi jusqu’à mercredi – va remettre sur le tapis cette problématique épineuse. Et si tous les grands thèmes doctrinaux seront étudiés, le dossier noir de la pédophile dans l’Église est le premier sur la pile. Comment réparer le mal fait aux victimes ? C’est le difficile sujet sur lequel planchent et divergent les hommes de foi. Une certitude qui n’a pas la même solidité qu’en 2019, en raison du travail effectué par la commission Sauvé, chargée d’enquêter...

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