Pénurie de masques de protection : pourquoi Emmanuel Macron en veut à François Hollande ?

Emmanuel Macron l’a annoncé : la France, à l’instar du reste du monde, est “en guerre” contre le coronavirus. Pour faire face au Covid-19 et limiter les risques de propagation, le président de la République a pris des mesures de sécurité exceptionnelles : la fermeture des écoles et des lieux publics "non-indispensables à la vie du pays" avant de demander à tous les citoyens de rester confinés chez eux pendant plusieurs semaines. Des règles essentielles pour essayer de limiter les vagues de nouveaux patients contaminés dans les hôpitaux.

Au front de cette crise sanitaire inédite pour l’hexagone : le monde médical. Alors que le nombre de personnes atteintes du virus ne cesse d'accroître chaque jour, les professionnels de la santé font face à une pénurie de masques de protection qui cause une insécurité. Le vendredi 20 mars 2020, Michaël Darmon a expliqué sur Europe 1 comment la France est passée d’un stock d’un milliard de masques chirurgicaux, 600 millions de masques FFP2 et 800 millions de masques chirurgicaux en 2011, à une telle crise.

“Aujourd’hui Emmanuel Macron tente d'éteindre l'incendie allumé"

A cette époque-là, la France possède la plus grande réserve au monde, jusqu’à l’arrivée de François Hollande à l’Elysée en 2012 et la nomination de Marisol Touraine au ministère de la Santé. Alors que la décision est prise de ne pas renouveler les stocks de masques FFP2, une nouvelle doctrine les laisse à la responsabilité des employeurs publics comme privés. Désormais, ce n’est plus à l’Etat de s’occuper de ces protections pour les professionnels hospitaliers et autres professions en contact avec le public.

Au fil des années, le stock stratégique est utilisé sans jamais être renouvelé jusqu’à la pénurie que connaît actuellement la France. “Aujourd’hui Emmanuel Macron tente d'éteindre l'incendie allumé, et en privé, il cible son prédécesseur, en soulignant qu’il est le premier Président à s’occuper des masques, une pierre dans le jardin de François Hollande”, souligne de

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