<p>Dans les archives de Match</p> - Bettina, mannequin modèle

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Elle voulait être couturière, elle sera la première star française des podiums. Fille d’institutrice débarquée de Normandie, elle devient la muse de Jacques Fath puis d’Hubert de Givenchy. Sa gestuelle, son talent pour se mettre en scène en font la coqueluche des grands photographes de l’après-guerre ; sa grâce et sa gentillesse, l’une des figures les plus attachantes de la mode. Partout dans le monde, on s’arrache cette rousse pétillante. Mais, en 1955, en pleine gloire, Bettina abandonne sa carrière pour un prince…

« Jadis, seule la robe comptait. Chacune était une histoire en soi. Comme un rôle écrit pour une femme en particulier. La robe était la vedette. Aujourd’hui, c’est le photographe, le mannequin – et ce mot de top model ! –, mais aussi le coiffeur, le maquilleur, la mise en scène… Tout juste si on voit le vêtement sur la photo. L’image est devenue plus importante que la mode. C’est assez inquiétant, cette façon de préférer l’illusion à la réalité. » En 1998, Bettina se lâche. Elle défile pour son ami Alaïa, elle est portraiturée par Pierre et Gilles, elle a 72 ans. Pour elle, la vie a continué avec sa gaieté, sa fantaisie, et même ses drames. Si elle fut la fille chic par excellence, elle était d’abord une chic fille.

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Avoir 18 ans en 1944, à Elbeuf, ville libérée à demi détruite dans une Normandie exsangue, c’est déjà une aventure. La mère, institutrice, l’a élevée seule, avec sa sœur. Simone, c’est alors son prénom, sait ce que travailler veut dire, elle ne compte sur personne. Et file à Paris, encore soumis à la dure loi du rationnement. Elle sera fille au pair, en attendant de réaliser son rêve : styliste, sans très bien savoir ce que le mot recouvre. Dans sa valise en fibre, un carton à dessin rempli de figurines de mode. Sa carrière de nurse sera brève. Ses patrons la recommandent à un couturier, aujourd’hui oublié, Jacques Costet. Regarde-t-il ses croquis ? Il ne voit que la rousse magnifique aux jambes de danseuse. Il lui demande d’essayer un vêtement, la fait marcher de long en large, et l’engage comme mannequin-cabine. « Chaque couturier comptait au moins dix filles avec leurs habilleuses, leurs aides habilleuses. Nous présentions la(...)


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