Le paddle, un sport en vogue

Au XVIIIe siècle, les Polynésiens utilisent des planches de bois taillées dans des troncs d'arbres pour se déplacer d’île en île à la rame et faire du commerce. La navigation sur l’océan Pacifique est au cœur de leur civilisation. Affronter les vagues est aussi un défi, un rituel qui prouve la valeur d’un chef de tribu. En 1779, le journal de bord du navigateur anglais James Cook décrit les indigènes des îles Sandwich (aujourd’hui Hawaï) chevauchant les vagues sur des planches de bois. Cette pratique a été interdite au XIXe siècle par les missionnaires, choqués par la nudité des Hawaïens sur leurs esquifs. Pourtant, dans l'Etat d'Hawaï, le goût de s’élancer sur les flots ne s’est jamais perdu. Le paddle (pagaie, en anglais) consiste à se tenir debout sur une longue planche que l’on propulse sur l’eau avec une rame, comme une pirogue.

Le surf s'impose

Mais une variante, le surf (écume, en anglais), s'impose peu à peu. Les planches sont plus courtes et plus légères, en contreplaqué et balsa puis polyuréthane et résine de polyester. Et on se passe de pagaie ! Le champion de natation Duke Kahanamoku, né à Honolulu en 1890, popularise ce sport aux Etats-Unis. En 1963, la chanson des Beach Boys, Surfin’ USA, célèbre la ruée vers les spots de Californie, d'Hawaï et d’Australie. A la fin du XXe siècle, la longue planche et la pagaie s’utilisent essentiellement… pour aller photographier au plus près les exploits des surfeurs.

Retour en grâce du paddle

En 2004 enfin, une compétition de paddle à Hawaï signe le retour en grâce de cette pratique traditionnelle. Plus facile que le surf, le paddle séduit les amateurs de loisirs balnéaires accessibles. Il ne nécessite ni vent ni vague et peut se pratiquer sur lacs et rivières. La planche est polyvalente : fitness, pêche, descente de cours d’eau... elle sert aussi de transat de plage. Il existe des modèles gonflables à partir de 300 €. Les planches rigides adaptées à la compétition sont plus onéreuses, jusqu’à 3000 €. Depuis 2010, le paddle

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