Panthère et croco, ces anecdotes transgressives qui ont marqué la joaillerie Cartier

Charlotte Renard

Jeanne Toussaint photographiée par le baron Adolph De Meyer, vers 1920.

/ Cartier / Photo presse

S’il est un domaine dans lequel l’exceptionnel est la règle, c’est bien la joaillerie. Source intarissable de relations passionnées avec les femmes, elle fourmille d’histoires plus extraordinaires les unes que les autres.

Lorsque l'on évoque la joaillerie, un mot vient aussitôt à l'esprit : c'est le territoire de l'extra-ordinaire, au sens propre comme au figuré. Rien n'y est banal, anodin, effacé. Tout y est hors norme. La singularité prime, tant pour les créations joaillières que les clientes qui les portent. Dans cet univers inclassable, les histoires incroyables et les personnalités fantasques foisonnent. Trois d'entre elles ont marqué les esprits et la saga de la maison Cartier. L'une, fille de fabricants de dentelle à Charleroi, va révolutionner le style du joaillier, la deuxième est une Américaine divorcée pour laquelle un roi va abdiquer, la troisième est une diva mexicaine qui va marquer des générations de cinéphiles. Personnalités hors du commun, Jeanne Toussaint, la duchesse de Windsor et Maria Félix partagent la passion des bijoux… mais surtout de la liberté.

La diva aux crocodiles

En cette année 1975, alors qu'elle mène une vie au luxe tapageur entre le Mexique et l'Europe, l'actrice Maria Félix passe commande à Cartier d'un nouveau collier. Folle de reptiles (son dernier modèle serpent a nécessité une année entière de travail), elle veut s'enrouler des crocodiles autour du cou. Qu'à cela ne tienne, la diva se décide à apporter rue de la Paix un bébé crocodile vivant dans un panier en osier pour servir de modèle aux dessinateurs de la maison. Jamais confirmée, ni démentie, l'anecdote contribue à l'aura d'un bijou entré dans la légende par son ingéniosité et son réalisme. Entièrement articulés, les deux crocodiles, l'un couvert de diamants jonquille, l'autre d'émeraudes, peuvent se porter séparément en broches ou être réunis en collier, les pattes (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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