Ces parents atteints du syndrome de l’imposteur : « J’ai peur qu’on me retire mes enfants ! »

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Le syndrome de l'imposteur version parentale se manifeste par un grand manque de confiance en ses capacités parentales. « Je nourris ma fille, je la soigne, mais c’est tout. Quand je vois tout ce que les autres parents transmettent à leurs enfants : la peinture, les jeux, les expositions, la musique, j’ai vraiment l’impression de ne pas être à la hauteur » décrit avec amertume Murielle 35 ans. Combien de femmes ont la conviction de ne pas être une bonne mère ? D'après notre expert, Fanny Jacq, les deux parents d'un enfant ne sont pas touchés par ce mal être, c'est soit l'un, soit l'autre. « Cela touche la gente masculine, mais c’est très rare. C’est surtout un sentiment féminin. On pense toute petite que la cuisine, s’occuper des bébés, prendre soin des autres est quelque chose d’inné. Or, c’est faux. » analyse la psychiatre et directrice de la santé mentale chez Qare, le site leader de la téléconsultation médicale en France. Les femmes se mettent plus la pression que les hommes sur ces questions car l’éducation est encore souvent portée par les mères. Elles se sentent responsables des moindres erreurs de leurs bambins à l'instar de Sophie, 38 ans : « Mon fils est très agressif avec ses camarades de classe. Il tape, il mord, il griffe. Et pourtant, il n’a jamais vu cela à la maison. Je me demande ce que j’ai loupé dans son éducation». Au-delà de la pression sociétale ressentie par les parents en plein syndrome de l'imposteur, se cache aussi un mal être plus profond (...)

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