“La parole n'est pas aussi libre que ça en France” : Énora Malagré veut en finir avec la stigmatisation de l’IVG

Photo NEON - Faut qu'on parle

De passage dans les studios de NEON à l'occasion de la Journée mondiale du droit à l'avortement, Énora Malagré est revenue sur sa propre expérience de l’IVG et en a profité pour dresser un état des lieux de la situation en France, pays où le droit progresse mais où les femmes continuent d’être stigmatisées pour leurs choix.

Énora Malagré a eu du mal à contenir ses larmes, le 24 juin dernier, à l’annonce de la révocation de l’arrêt Roe V. Wade qui garantissait le droit des Américaines à avorter depuis 1973. Trois mois et de nombreuses manifestations plus tard, 14 États ont complètement restreint l’accès à l’IVG sur leur territoire, faisant craindre une remise en cause de ce droit fondamental dans d’autres pays. “Un mauvais scénario de film” pour la comédienne et ancienne chroniqueuse de l’émission Touche pas à mon poste !, qui a elle-même avorté deux fois et qui milite pour que ce droit ne soit plus stigmatisé dans la patrie des droits de l’homme. Car si la situation est certes bien différente chez nous - la loi Veil n’est, pour l’heure, pas menacée dans les faits - prendre ouvertement la parole sur le sujet en 2022 fait toujours courir le risque d’être pointée du doigt, humiliée, voire harcelée. Pour avoir vécu ces violences, Énora Malagré sait l’importance de continuer de défendre la liberté des femmes à disposer de leur corps. Nous l’avons rencontrée à l’occasion de la Journée mondiale du droit à l’avortement, qui se tient ce mercredi 28 septembre.

Protégée de Cyril Hanouna sur C8 et chroniqueuse chez Radio Nova à l'époque, Énora Malagré a longtemps fait parler d’elle pour ses prises de position tranchées et ses coups de gueule. Mais c’est désormais à travers son féminisme et ses nombreux engagements que se distingue l’ex-animatrice. Deux causes en particulier sont chères à son cœur : la lutte contre (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite

Les victimes de viol doivent "prendre leurs responsabilités" selon Élisabeth Badinter, qui crée un tollé
Enquête NÉON : Tinder a 10 ans, et son algorithme joue toujours avec nos nerfs
Journée mondiale du droit à l'IVG : le nombre d’avortements en baisse chez les jeunes femmes (mais stable chez les autres)
"Conçue par des hommes, pour des hommes" : l'hôtellerie à la traîne en matière d'égalité
Bonne nouvelle : Cuba légalise le mariage pour tous et la GPA

VIDÉO - Laura Berlingo : "L'IVG n'est pas un droit inaliénable. Soyons attentives et attentifs"