Elles sont parties en vacances en solo, elles nous racontent

"Grâce au voyage et à la solitude qu'il offre, les femmes se réapproprient non seulement le dehors, mais aussi le dedans, car il crée un aller-retour de l'un vers l'autre, et lie ces deux espaces jusqu'à les confondre et ne former plus qu'un : le territoire intime de la voyageuse", poétise Lucie Azema dans son excellent essai Les femmes aussi sont du voyage.

Dans cette cartographie féministe, l'autrice rappelle la manière dont le voyage divise les genres, profitant plus volontiers au masculin, plus présent dans la culture populaire (les livres, les films narrant des road trips), mais également moins risqué lorsqu'il se conjugue ainsi.

Effectivement, une femme qui part seule ne sera-t-elle pas pétrie d'avertissements en tout genre et plus ou moins légitimes ? Et pourtant, bien des globe-trotteuses rappellent que l'escale n'est pas une exclusivité masculine.

Cette année encore, nombre de vacancières sont parties en solo pour s'aérer l'esprit et changer de décor. Le regard qu'elles accordent à cette expérience en dit long sur les vertus du voyage et de la solitude. Une forme d'émancipation dans une société où injonctions et craintes empêchent parfois d'aller de l'avant, de s'alléger des contraintes du quotidien et de la charge mentale.

Pour Terrafemina, elles sont revenues sur ces escapades en solitaire.

Amélie, 33 ans : "Je voulais me lancer un défi"

"Cet été, je suis partie en festival solo, en France, au Festival du bout du monde sur la presqu'île de Crozon, dans le Finistère et après ce festival, j'ai poursuivi mon séjour deux semaines, en solo toujours - j'ai profité de pouvoir découvrir la Bretagne en faisant des randos. Quatre ans plus tôt, je vivais mon tout premier voyage en solitaire, à Malte, durant deux semaines.

A l'époque, je voulais me lancer un défi après un enchaînement de périodes compliquées : j'avais quitté mon mec, déménagé à Paris pour un boulot où la... Lire la suite sur le site Terrafemina