Je passe mon concours de médecine et en pleine crise du COVID-19, stress et incertitudes sont permanents - BLOG

Marion N.
En ce moment, ça fait peur parce qu’on se retrouve complètement déstabilisés, dans l’incertitude sur les dates et le déroulement des épreuves. Ça joue aussi sur le moral. Est-ce qu’on va tenir jusqu’à cet été? Et est-ce que les épreuves auront vraiment lieu en juillet? (image d'illustration)

BLOG - Cette année, je passe l’ECN au CHU de Besançon, le concours national à la fin de la sixième année d’études de médecine. Ça fait six ans qu’on travaille pour choisir ce qu’on veut faire. Alors forcément, le confinement remet beaucoup de choses en question.

Le concours, c’est pour choisir notre spécialité et notre ville pour l’internat. Tous ceux qui l’ont auront un poste. Seulement, si tu es dans les 1000 derniers, tu peux te retrouver avec une spécialité et une ville que tu n’as pas souhaitées. Sachant que c’est ta spécialité pour le reste de ta carrière, ça a un énorme impact… Alors, en ce moment, ça fait peur parce qu’on se retrouve complètement déstabilisés, dans l’incertitude sur les dates et le déroulement des épreuves. Ça joue aussi sur le moral. Est-ce qu’on va tenir jusqu’à cet été? Et est-ce que les épreuves auront vraiment lieu en juillet?

Ça peut se jouer à trois questions!

C’est difficile de voir nos habitudes et notre rythme chamboulés, si proches du concours. Depuis le mois de septembre, on avait une vie bien régulière: BU de 8 h 30 à 12 h 30, puis on mange au RU et on se remet au boulot de 14 h à 19 h 30. Avec le confinement, on n’a plus les horaires de la BU pour nous donner ce rythme. Il faut aussi se faire à manger et ça prend plus de temps. Et puis sans voir ses amis, ça change moins les idées. On peut moins se défouler en allant courir, moins décompresser…

Tout ça a forcément un impact sur la qualité de notre travail. J’ai quand même la chance d’être confinée avec mon copain qui passe le concours aussi, donc on arrive à se motiver ensemble, mais on n’est pas des robots. On est moins concentrés et moins motivés, on est préoccupés par la situation. J’ai peur que ça ait un impact sur mes capacités au concours le jour J.

Le concours de médecine n’est pas le seul à avoir été affecté par le confinement. Tous les concours du supérieur ont dû s’adapter. Marianne a fait un tour d’horizon.

C’est difficile de s’imaginer avorter tout ça pour finalement...

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