Passionnées de faits divers : elles mènent l'enquête sur le web

Meurtre du Petit Grégory, disparition de Xavier Dupont de Ligonnès ou de Delphine Jubillar... Sur Facebook ou Youtube, nombreuses sont les femmes qui s’informent des derniers rebondissements de ces affaires judiciaires irrésolues et échangent sur les pistes existantes. Certaines s’intéressent plus particulièrement aux profils des criminels ou aux crimes non élucidés. Aux Etats-Unis, ces "détectives d’internet" (internet sleuth) ont déjà permis de faire avancer des enquêtes. "Internet est un outil génial car il est possible de trouver en quelques clics des photos des protagonistes, leurs messages publiés sur Facebook, de se promener virtuellement dans la rue du drame", explique Bob Garcia, journaliste et auteur de Anatomie du faits-divers (Ed. Desclée de Brouwer, 2020). "Et celles qui ne font confiance ni à la police ni au système judiciaire cherchent à se faire leur propre opinion", ajoute-t-il. Férues d'émissions et de séries traitants de faits-divers, ces Sherlock Holmes 2.0 ont acquis une certaine expertise, à commencer par le vocabulaire technique. Du coup, elles se sentent plus légitimes pour mener des investigations.

Il y a deux ans, en surfant sur Internet, j’ai découvert qu’une jeune fille de 16 ans, Wissem Abdelaoui, avait disparu. Cette affaire étant peu relayée, j’ai décidé d’en faire une vidéo sur Youtube pour aider à la retrouver. Cela m’a donné envie d’en savoir plus sur les disparitions irrésolues ou celles qui impliquent des Français à l’étranger. Avec pour modèle (...)

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