Le patrimoine culturel ukrainien, enjeu majeur de la guerre

En 2015, la dramatique destruction du temple de Bêl à Palmyre par les djihadistes de Daech avait marqué les esprits, tout comme celle des Bouddhas de Bamiyan en Afghanistan par les talibans en 2001. Mais, bien entendu, la mise en danger du patrimoine culturel en temps de guerre est aussi ancienne que l’humanité.

Chloé Maurel, SIRICE (Université Paris 1/Paris IV), Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Ces dernières années, l’idée d’un impératif de protection s’est imposée. Cet impératif relève de la compétence de l’ONU et, en particulier, de sa branche culturelle, l’Unesco.

En 2016, l’Italie a proposé devant l’Assemblée générale de l’ONU la création de « Casques bleus de la culture ». Ce projet a été mis en œuvre dès cette même année 2016, mais tarde à donner des résultats concrets. Le 24 mars 2017, l’ONU a adopté à l’unanimité la résolution 2347, prévoyant la création d’un fonds international et l’organisation d’un réseau de « refuges » pour les biens culturels menacés. Là aussi, la mise en œuvre pratique s’est fait attendre.

Est-il possible de protéger le patrimoine culturel ukrainien dans le contexte actuel et si oui, comment ?

Un patrimoine en danger

Les atteintes au patrimoine ukrainien ont commencé depuis plusieurs années déjà : après l’annexion de la Crimée en 2014, la Russie a notamment dégradé le précieux palais de Bakhtchissaraï, lieu de résidence des khans tatars de Crimée entre le XVIe et le XVIIIe siècle – ainsi que bien d’autres sites culturels et historiques.


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