Pauline Ducruet lance sa première collection : « L’idée : proposer des belles pièces pour une personne et non pour un genre »

Capucine Tissot

Le 18 juin dernier, elle lançait sa marque de vêtements lors de la Fashion Week homme de Paris. Quelques mois plus tard, Pauline Ducruet dévoile sa première collection pour sa griffe Alter. Rencontre.

ELLE. Pourquoi avoir lancé votre propre marque ?

Pauline Ducruet. J’ai commencé Alter lorsque j’étais encore à l’école, à la Parsons School, à New York. Dès le départ, je savais qu’Alter devait représenter. À mes yeux, le principe de mode masculine versus mode féminine est dépassé. J’ai toujours pioché autant de pièces dans les collections homme que dans les collections femme et je ne pense pas être la seule. Je trouve qu’il n’y a rien de plus chic qu’une femme dans un costume et je ne vois pas pourquoi nous serions obligés de coller une étiquette aux vêtements que l’on porte. J’avais l’impression qu’il manquait vraiment une marque qui représente les deux genres. Alors j’ai décidé de créer la mienne. L’idée, c’était de fusionner la « mode masculine » et la « mode féminine » et de proposer des belles pièces pour une personne et non pour un genre. 

ELLE. C’est un discours qui colle bien avec l’évolution de la société, de plus en plus de personnes affirmant ne plus vouloir s’identifier à un genre. Vous sentiez qu’il y avait un réel besoin pour une marque unisexe sur le marché ?

Pauline Ducruet. Je pense que c’est une idée qui renvoie à un besoin de liberté en général, de ne pas vouloir être rangé dans une case. Je vis à New York depuis plusieurs années, une ville qui n’a pas peur d’évoquer ces sujets-là. C’est une forme de liberté qui est vraiment rentrer dans l’ADN de ma...

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