Pause Simone : À quoi ça joue un homme, un vrai ?

Simone

Vous avez déjà vu ces pubs pour jeux mobiles qui sont de purs concentrés de misogynie ? La plupart du temps, elles mettent en scène un personnage féminin qui sent mauvais, qui a les cheveux très sales, des poils plein les jambes, et qu’il faut préparer pour son rencard avec un beau gosse. Il y en a qui sont plus hardcores, où les filles se font pipi ou se vomissent dessus (je vous jure), et j’en ai même déjà vues où l’héroïne avait un cocard à cause de son mari et où l’objectif pour le joueur était de la maquiller afin que cela ne se voie pas et qu’elle puisse aller au travail.

À chaque fois que je tombe sur un contenu de ce genre (si vous ne voyez pas de quoi je parle, rendez-vous sur le compte Twitter Mobile Game Hell), j’en tire la même conclusion : l’univers du jeu vidéo est beaucoup trop sexiste et violent pour moi. Mais je sais - je sais - qu’il ne faut pas généraliser et que ces malheureux exemples ne reflètent pas la réalité entière de ce milieu. Je me suis penchée sur l’édition 2022 de la Paris Games Week qui a commencé hier et a lieu jusqu’à dimanche au parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris. Bonne surprise en découvrant le dossier de presse de l’événement : l’édito est écrit par une femme, Julie Chalmette, qui prend soin d’évoquer “les gameurs et les gameuses“ et de souhaiter la bienvenue “à toutes et à tous“ à ce salon placé sous le signe de “l’inclusion“. La présidente du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL) commente également le nom (...)

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