« Je pensais que j’irais en enfer » : Nas Mohamed, premier Qatari à faire son coming-out

Nas Mohamed, aujourd’hui exilé aux États-Unis, est le tout premier Qatari à faire son coming-out publiquement et sans anonymat. Dans les colonnes de « The Independant », il raconte comment son orientation sexuelle l’a coupé de sa famille, de ses amis et de son pays d’origine.

On peut dire sans exagérer que sa déclaration fait date. Nas Mohamed, médecin de 35 ans exerçant depuis plusieurs années à San Francisco (États-Unis), est le premier Qatari à rendre publique son homosexualité. C’est dans les colonnes du quotidien britannique « The Independant », après plusieurs années de craintes quant aux conséquences de son coming-out, qu’il a fini par « partager [s]on histoire avec [s]on nom, en tant que médecin et en tant que citoyen qatari qui a encore des parents et des frères et sœurs dans le pays ».

Si ce coming-out est aussi inédit qu’il est dangereux, c’est parce que le Qatar dont il est ressortissant applique une version très rigoriste de l’islam, qui punit de sept ans de prison l’homosexualité, voire de la peine de mort pour les personnes musulmanes. Là-bas, de simples soupçons d’homosexualité peuvent conduire à la marginalisation familiale, amicale et professionnelle, voire à des pressions de la police ou des services de renseignements. C’est la crainte quotidienne d’être dénoncé aux autorités qui pèse sur les homosexuels qataris.

« Je me suis dit que je serais tué si quelqu’un savait »

Nas Mohamed n’a pas rencontré ces problèmes, heureusement. Il raconte à « The Independant » avoir découvert son homosexualité dans une boîte de nuit de Las Vegas, alors qu’il effectuait un stage d’interne en médecine : « Je suis entré dans un bar gay, et j’ai aussitôt...

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