Perfectionniste au lit ? Et si vous faisiez du spectatorisme ?

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On dit souvent que le perfectionnisme est un défaut sans vraiment le penser. Mais parfois, vouloir trop bien faire peut se révéler dommageable, comme en sexualité. Avez-vous déjà entendu parler de « spectatorisme » ?

Le perfectionnisme sous la couette n’est pas toujours une bonne idée. Soit parce que l’on n’y trouve pas de plaisir, soit parce que cela empêche de créer une connexion avec son ou sa partenaire. Concentration sur l’image que l’on renvoie, désir de performance, peur du jugement : ce perfectionnisme sexuel porte le nom de spectatorisme, ou « spectatoring » en anglais. A quoi est-il dû ?

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Une volonté de contrôle

Le spectatorisme se manifeste donc par une obsession pour l’image que l’on renvoie ou les sensations du partenaire. « Est-ce qu’il ou elle prend son pied ? Est-ce qu’il ou elle me trouve sexy ? ». On rentre le ventre, on évite telle ou telle position, on se regarde dans le miroir ou on simule la jouissance... Bref, un ensemble de pensées critiques et distrayantes, qui vous empêchent de vous concentrer sur vos propres sensations et celles de votre partenaire.

Lorsque l’on fait du spectatorisme, on observe et on analyse le moment sans être complètement présent·e. Au lieu d’être un moment d’exploration, de connexion et de plaisir, le sexe devient une performance à réussir. On se concentre davantage sur des objectifs (avoir l'air sexy, atteindre l'orgasme) que sur des sensations. Et surtout, on va anticiper le moment, souffrir d’anxiété, manquer de libido…

Complexes, traumas, anxiété…

Ce biais perfectionniste peut...

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