Perles d’eau décoratives : les autorités alertent sur le risque d’ingestion par les enfants

Elles sont rondes, mouillées, transparentes ou colorées. Les perles d’eau décoratives, utilisées pour caler des fleurs coupées dans un vase, attirent l’œil des jeunes enfants. Cet article de décoration, parfois présenté comme "ludique", peut représenter un réel danger, en cas d’ingestion par les plus petits. Les enfants concernés sont majoritairement âgés de moins de 5 ans. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), la Direction générale de la Santé (DGS) et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) mettent en garde les parents sur les risques d’ingestion de billes d’eau par les enfants.

Quels sont les risques encourus par les enfants ?

Si ces billes, bulles ou perles d’eau sont avalées par les enfants avant leur complète réhydratation, elles peuvent provoquer une occlusion intestinale : un blocage partiel ou complet de l’intestin empêchant le transit normal des matières fécales et des gaz. Comme tout petit objet ingéré, les bulles d’eau peuvent aussi représenter des risques d’étouffement.

Ces perles d’eau "ont la propriété de pouvoir absorber 400 fois leur poids en eau". Ces objets de décoration peuvent augmenter en volume plusieurs heures après l’ingestion. Les autorités publiques ont souligné que les cas les plus graves peuvent nécessiter un acte chirurgical lourd et sont parfois mortels en l’absence de prise en charge. "Un cas mortel d’ingestion a été signalé dernièrement et plusieurs autres accidents sérieux ont été recensés", a précisé l’Anses dans le communiqué.

Les mesures pour veiller à la sécurité des enfants

L'ingestion de petits objets, notamment de piles boutons, de bouchons ou de perles d’eau, est l'une des principales causes d’accidents domestiques pour les enfants en bas âge, selon un rapport de la marque de pile Duracell. "L’entourage des jeunes enfants doit être particulièrement vigilant à ce qu’ils ne puissent y accéder", a indiqué l’Anses

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