Les personnes de plus de 50 ans souffrant d'anxiété auraient 2 fois plus de risque de développer cette maladie neurodégénérative

La maladie de Parkinson concernerait 200.000 personnes en France et 25.000 patients seraient diagnostiquées chaque année, ce qui en fait la deuxième maladie neurodégénérative la plus courante selon l’Institut Pasteur. En effet, cette maladie se caractérise par une destruction progressive et irréversible des neurones à dopamine dans le cerveau, ce qui affecte notamment les fonctions motrices.

Si l'âge est le principal facteur de risque de Parkinson, d’autres éléments pourraient également entrer en jeu comme des prédispositions génétiques, des facteurs environnementaux tels que l’exposition aux pesticides, mais aussi la santé mentale. C’est ce qu’a observé une étude publiée le 24 juin dans le British Journal of General Practice et qui a exploré l'association entre anxiété après 50 ans et développement de la maladie de Parkinson des années plus tard.

Pour les besoins de l’étude, les scientifiques ont analysé les données, collectées entre 2008 et 2018, de plus de 100.000 patients ayant développé de l’anxiété après l'âge de 50 ans et celles de plus de 800.000 témoins ne souffrant pas d’anxiété. Ils ont également suivi chez ces personnes la présence de caractéristiques de la maladie de Parkinson depuis le diagnostic d’anxiété, telles que les problèmes de sommeil, la dépression, les tremblements, ou encore les troubles de l’équilibre.

"On sait que l'anxiété est une caractéristique des premiers stades de la maladie de Parkinson, mais avant notre étude, on ne connaissait pas le risque prospectif (...)

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