La petite phrase d'Emmanuel Macron sur les masques qui fait bondir l'opposition

Dans les pas du président. A l'occasion d'un long reportage diffusé le 18 mai sur BFMTV, "au cœur de l'Elysée, face à la crise", les journalistes ont suivi - à bonne distance - Emmanuel Macron dans ses faits et gestes. Réunions, visioconférences, séances de travail... un rythme effréné où s'enchaînent des rendez-vous virtuels avec des scientifiques, des spécialistes divers, des restaurateurs - dont Philippe Etchebest, très remonté - mais aussi des réunions avec les membres du gouvernement. Des débuts de la pandémie à la mise en place du déconfinement, le président a donné son sentiment sur la gestion de la crise, et répondu à des questions plus personnelles sur son ressenti, la manière dont il a vécu cette période.

Parmi les sujets qui fâchent, le président a été interrogé sur la polémique liée au manque de masques, dès le début du confinement, en mars dernier. A la question - Reconnaissez-vous des erreurs de communication sur la pénurie de masques? -, Emmanuel Macron répond: "Beaucoup de choses ont été dites sur ce sujet. Les choses ont été dites, elles ont été gérées. il y a eu une doctrine restrictive pour ne jamais être en rupture, que le gouvernement a prise et qui, je pense, était la bonne. Il y a eu ensuite un approvisionnement et une production renforcés et nous n'avons jamais été en rupture." Un propos tempéré par la phrase suivante: "Ce qui est vrai, c'est qu'il y a eu des manques, des tensions, c'est cela qu'il faudra regarder pour le corriger. Mais ayons collectivement l'honnêteté de dire qu'en janvier, février, personne ne parlait des masques (..) Quand je regarde autour de nous, personne n'était prêt, personne".

L'opposition vent debout contre ses propos

De quoi faire bondir les responsables politiques de tous bords. Sur Facebook, la présidente du Rassemblement national, Marine le Pen écrit: "Comment le Président peut-il oser dire cela alors que son gouvernement a MENTI sur l’utilité même des masques justement pour cacher la pénurie? Ces propos sont une provocation

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