On peut désormais servir de compost après notre mort dans six États américains

Brett Sayles

Ça vous dirait de finir en engrais ? Dans l'État de New York, c’est désormais possible, rapporte le New York Post. Le 31 décembre, la gouverneure Kathy Hochul a passé une loi qui autorise le compost humain. Concrètement, les habitants de l'État ont désormais une nouvelle option pour choisir comment disposer de leur corps après leur mort. Plutôt que l'enterrement ou la crémation, ils pourront maintenant décider de participer à la pousse des fleurs et du potager de leurs proches.

Le procédé pour obtenir du compost humain, tel qu’il est décrit dans le Huffington Post, n’est pas très ragoûtant. C’est peut-être pour cette raison que cette décision new-yorkaise ne plaît pas à l’Eglise. Car avant de pouvoir utiliser l’engrais pour voir grandir ses plantes, il faut bien le créer. Cela nécessite de déposer le corps mort dans une cuve remplie de copeaux de bois, de luzerne et d’herbe à paille pendant plusieurs semaines. Après décomposition, les os sont brisés pour qu’ils soient eux aussi rongés par les microbes. Le tout est ensuite chauffé, ventilé et climatisé pour tuer toutes bactéries. Cela donne un mètre cube de terre riche en nutriments que les proches peuvent alors récupérer.

En signant cette loi, la gouverneure de New York a fait de son État le sixième dans lequel cette alternative à l’enterrement est possible. Le premier à avoir pris cette décision est l'État de Washington, en 2019. Ici comme ailleurs, la motivation est avant tout écologique. Le compostage humain permettrait de rejeter (...)

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