Peut-on parler d'identité de genre dans la loi ?

Lydia Menez
·1 min de lecture

Ce terme, qui s’est invité dans le projet de loi « confortant le respect des principes de la République », a fait polémique à l’Assemblée nationale.

Pas un jour ne passe sans que la loi « séparatisme » ne fasse parler d’elle. Et cette fois-ci, pour un motif surprenant : l’identité de genre. L’article 8 de la loi étend les caractéristiques des associations susceptibles d’être dissoutes : si celles-ci incitent « à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personne à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre ». Ces nouveaux termes s’ajoutent aux anciens (origine, ethnie, race, religion).  Anecdotique, le terme « identité de genre » ? Pas pour la droite. Six amendements, dont quatre provenant du groupe Les Républicains (LR) et deux du Rassemblement nation (RN), ont immédiatement été présentées pour faire supprimer cette mention dans le texte.  

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Le genre, en sociologie, est considéré comme une construction sociale. Il se réfère à la masculinité (ou à la virilité) et à la féminité, qui seraient des notions fluctuantes et subjectives. L'identité de genre est le genre auquel se réfère la personne, indépendamment de son sexe. « Les identités de genre, tout ça c’est bien, mais c’est de la poésie, pas du droit », a dit Xavier Breton, député LR, pendant les débats. Derrière « l’identité de genre », « vous avez une théorie, la théorie du genre, qu’une poignée de militants cherche à imposer »,...

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