"Philadelphia" et "Les tontons flingueurs" : les films de la vie de Roselyne Bachelot

·1 min de lecture

Tous les samedis dans CLAP !, un invité, qu'il soit ou non du monde du cinéma, se soumet à un questionnaire personnel sur les films de sa vie. Samedi, c'est la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, qui s'est confiée au micro d'Europe 1, à l'occasion de la réouverture le 19 mai des salles obscures. 

Votre premier souvenir de cinéma ?

Mon premier souvenir est un choc émotionnel très important. J'étais en pension et on nous apprend qu'on va nous emmener au cinéma. C'était la première fois de ma vie que j'entrais dans une salle, je me souviens que ça coûtait un franc. J'ai 7 ans et je n'ai pas d'argent. Mais ma grand mère habitait dans le village de mon pensionnat. 

J'ai donc fait le mur pendant un créneau d'un quart d'heure où je savais que je n'étais pas surveillée. J'ai couru et suis arrivée chez ma grand mère. Je lui ai dit qu'il me fallait absolument 1 franc, je crois qu'elle n'a pas bien compris pourquoi. Elle m'a donné l'argent et j'ai pu voir Heïdi, de Luigi Comencini. Je m'en souviens peut-être parce qu'il avait fallu conquérir cette place de cinéma de haute lutte. C'était un film un peu gnangnan, il faut bien le reconnaître, mais c'était un contexte unique.

>> Retrouvez les émissions de Mathieu Charrier tous les dimanches de 14h à 15h sur Europe 1 ainsi qu’en replay et en podcast ici

Votre meilleur souvenir en salle ?

J'en ai tellement. Mais mon meilleur souvenir en salle implique encore ma grand-mère. Elle ne savait ni lire ni écrire mais elle adorait le ciném...


Lire la suite sur Europe1