Pierre Cardin tire sa révérence

Alice Pfeiffer
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AFP
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Le couturier Pierre Cardin s’est éteint mardi 29 décembre à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Associé autant au renouveau d’après-guerre, qu'au style futuriste et à la globalisation de la mode, son parcours est sans pareil.

Né en 1922 en Italie, il grandit en France dans une famille immigrée ayant fui le fascisme. Fasciné par la sape dès le plus jeune âge, il fait ses débuts à 14 ans chez des tailleurs loin de Paris, avant d’intégrer la maison Jeanne Paquin en 1944 dans la capitale. Il y dessine les costumes et masques du film La Belle et la Bête de Jean Cocteau, et entreprend une longue collaboration avec le cinéma. Après un passage dans les ateliers d’Elsa Schiaparelli, il rejoint Christian Dior et contribue à l’iconique tailleur Bar, une taille marquée et sa jupe ample, une silhouette clef du New Look.

En 1950, il fonde sa propre maison de couture, ou il dessine autant des costumes de bal que de scène. Par la suite, il développe des silhouettes conceptuelles, pensées de façon sculpturales et inspirées par l’Op Art (l'art optique) et plus tard le Pop Art. Il ose les couleurs explosives, les nouveaux textiles comme le vinyle et la fausse fourrure. Aux côtés d’André Courrèges et Paco Rabanne, il devient une des figures de proue de la mode futuriste qui domine les années 60 et annonce un renouveau dans les lignes, la jeunesse et la société.

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