Plaisir sexuel et empowerment : et si on pratiquait la « circlusion » ?

Caroline Michel
·2 min de lecture

Nous connaissons la pénétration, pratique qui cadre nos rapports sexuels et néglige parfois le plaisir féminin au détriment de son homologue masculin. Et s’il existait un nouveau mot, plus juste, qui redéfinisse la pénétration dans le partage ? Ce mot existe, c’est la « circlusion », et cerise sur le gâteau, la circlusion se pratique.

En 2019, l’essayiste Martin Page publiait « Au-delà de la pénétration » (Le Nouvel Attila), un ouvrage qui, comme son nom l’indique, interroge la pénétration, cette pratique « naturelle » que l’on invite dans nos rapports par automatisme. Comme s’il n’existait qu’une seule façon de faire l’amour. Comme si les va-et-vient mécaniques étaient gage de plaisir et indispensables à l’éclosion orgasmique. Or, de nombreuses études nous rappellent que les femmes jouissent plus difficilement d’une pénétration seule. Ainsi, si la pénétration est fréquemment décriée, c’est bien parce qu’elle répond davantage au plaisir masculin, un déséquilibre que Martin Page soulève et secoue en une question rhétorique : « Imagine-t-on que, si seuls 25% des hommes avaient du plaisir et arrivaient à jouir par la pénétration d’un vagin avec leur pénis, cette pratique serait aussi générale ? ».

A défaut de virer la pénétration de nos lits, et parce qu’elle peut être source de fusion et d’extase, Martin Page propose dans son livre de remettre au goût du jour un terme inventé par la sociologue Bini Adamczak en 2016 : circlusion. Ce néologisme, dérivé du latin « circum » (autour) et de « clure » (clore, fermer), signifie « englober / enrober le sexe masculin avec le vagin ». Il repositionne la femme comme étant active durant le coït et maîtresse de son plaisir ; en somme présente au rapport et à la fameuse pénétration, qui...

Vidéo. Maia Mazaurette parle de la circlusion

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