Pleins phares sur la haute joaillerie

Par Hervé Dewintre
·1 min de lecture
Chez Boucheron, un collier constellé de diamants que rehaussent l’onyx et la laque noire dialogue avec une lavallière aux lignes viriles et étincelantes.
Chez Boucheron, un collier constellé de diamants que rehaussent l’onyx et la laque noire dialogue avec une lavallière aux lignes viriles et étincelantes.

La question ne s'est même pas posée : il fallait présenter. D'une même voix et sans même se concerter, la plupart des joailliers de la place Vendôme, par le biais de cérémoniaux physiques permettant de concilier respect de la distanciation sociale et envie de proximité sensorielle, ont choisi de dévoiler leur nouvelle collection de haute joaillerie fin janvier à Paris. Au même moment, la mode masculine et la haute couture faisaient pourtant l'impasse sur leurs traditionnels défilés. Ce choix ne découle pas d'un pari, mais d'une nécessité. Il faut globalement deux ans pour imaginer et produire une collection qui immobilise des pierres de grande valeur, achetées en amont.

Cet impératif commercial est heureusement doublé d'une forte demande de la part d'une clientèle avide de nouveautés, même en période de crise sanitaire. Ce que confirme Catherine Becket, directrice du département bijou de Sotheby's : « Les riches clients achètent des bijoux comme des remontants. » Ces achats de réconfort sont néanmoins guidés par des considérations rationnelles. Il n'est pas question de s'offrir n'importe quoi à n'importe quel prix : les clientes et les clients acquièrent avant tout des pierres de qualité, un savoir-faire reconnu, une signature respectée, le tout soutenu par une relation de confiance à toute épreuve. D'où cette prime aux très grands noms de la joaillerie qui ont pu s'autoriser un déploiement quasi inédit, à cette période de l'année, de pièces uniques.

Bracele [...] Lire la suite