Poiray : ma première est mon tout

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Lancée au milieu des années 1980 par Poiray, cette montre aux bracelets interchangeables est devenue le best-seller de la marque en séduisant plusieurs générations de femmes.

UNE NAISSANCE À PARIS En 1975, François Hérail et Michel Ermelin créent une griffe de bijoux qui se veut une alternative à la proposition des joailliers traditionnels. Ils la baptisent « Poiray », clin d’œil euphonique au couturier parisien du début du siècle dernier Paul Poiret. La marque, surnommée « la jeune fille de la place Vendôme », fait régner la couleur en employant des pierres dites alors fines dans plusieurs tailles différentes (cabochon, poire, navette, etc.). « Dès sa fondation, l’ambition était de proposer des modèles faciles, accessibles et ludiques. A mille lieues du luxe austère dont les normes étaient en vigueur », observe Sybille Falguière, directrice générale de la société.

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L’ADOLESCENCE ART DÉCO En 1987, la marque, fidèle à son principe d’accessibilité, l’applique à l’horlogerie en sortant Ma Première, sa première montre labellisée. Les codes sont reconnaissables : un boîtier à godrons ni tout à fait carré ni vraiment rectangulaire dont les lignes renouent avec l’élégance du style Art déco parisien, des bracelets interchangeables permettant d’assortir sa tocante à sa tenue. « Cette montre plaît à toutes les générations, qui aiment l’offrir et se la transmettre de mère en fille, poursuit Sybille Falguière. C’est une montre-bijou, créée comme un éloge à la féminité. Elle est intemporelle. »

LE SUCCÈS ACCROCHÉ AU POIGNET A la fois ingénue et classique, offrant la possibilité de jouer avec les couleurs des bracelets et des cadrans, Ma Première rencontre un succès immédiat. Si Poiray réalise aujourd’hui 50 % de son chiffre d’affaires dans l’horlogerie, le nombre de pièces vendues en plus de trois décennies d’existence demeure secret.(...)


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