Polémique autour de l’écriture inclusive au brevet : « C’est le patriarcat qui se raidit »

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Un point médian s’est glissé dans la consigne du brevet de français au Liban, suscitant une réaction immédiate de la part de l’éducation nationale, qui a formellement proscrit ce type d’écriture.

Un point médian au sein d’un énoncé du brevet de français au Liban. Le 15 juin, les élèves qui ont choisi le sujet d’imagination lors de cet examen avaient pour consigne d’écrire un texte poétique inspiré par un poème d’Abdellatif Laâbi. « Vous donnerez la parole à un élément de la nature qui exprimera sa liberté et sa beauté. Vous commencerez par “Je suis...” et vous terminerez par “Je suis vivant.e” », peut-on lire.

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Le sujet du brevet de français 2021 au Liban © Capture d'écran

Ce type de formulation dérange l’éducation nationale, en croisade contre l’écriture inclusive depuis plusieurs mois. Le 6 mai, une circulaire signée par Jean-Michel Blanquer en interdisait même l’usage : « Il convient de proscrire le recours à l’écriture dite ‘‘inclusive’’, qui utilise notamment le point médian pour faire apparaître simultanément les formes féminines et masculines d’un mot employé au masculin lorsque celui-ci est utilisé dans un sens générique. »

Selon « Le Figaro », le sujet du Liban aurait été rédigé bien avant la signature de cette circulaire, « au mois de novembre ». Par mesure de précaution, « tous les sujets qui n’ont pas encore été distribués sont réexaminés en ce moment même afin de vérifier qu’il n’y ait pas d’écriture inclusive », assure la rue de...

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