Pollution atmosphérique : un indice plus précis

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Augmentation du risque respiratoire, cardiovasculaire, mais aussi de développer un glaucome… Les dangers associés à la pollution atmosphérique sont de mieux en mieux documentés. Et quantifiés : dans son dernier rapport paru fin novembre, l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) a ainsi estimé qu’en 2018, 417 000 Européens issus de 41 pays étaient décédés de manière prématurée, après avoir été exposés aux particules fines principalement issues des activités industrielles et de transport.

Par particules fines, l’AEE entend les particules d’un diamètre inférieur à 2,5 micromètres : ce sont les fameuses PM2,5, qui pénètrent plus profondément dans le système respiratoire. Depuis le lundi 4 janvier, leurs niveaux de concentration dans l’air sont désormais rendus publics par les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air comme AirParif, Atmo Occitanie ou Atmo Grand Est. Jusque-là, seules les PM10 (d’un diamètre de 10 micromètres) étaient comptabilisées en France. Un décret paru en juillet est venu changer la donne.

Augmentation mécanique

Outre les PM2,5, le nouvel indice Atmo renseigne toujours les niveaux de pollution à l’ozone, au dioxyde de soufre et au dioxyde d’azote. Mais il n’est plus réservé aux seules agglomérations de plus de 100 000 habitants. Tout le territoire métropolitain et ultra-marin (à l’exception de la Nouvelle-Calédonie) est désormais concerné. Vous pouvez donc connaître la qualité de l’air à l’échelle de votre commune.

Autres nouveautés : la disparition du niveau « Très bon » et l’apparition du niveau « Extrêmement mauvais » sur l’échelle de l’indice (qui passe de 10 niveaux à 6), et un nouveau code couleur (bleu = « Bon » ; rouge magenta = « Extrêmement mauvais »).

Cette nouvelle graduation, couplée à la prise en compte des PM2,5, va probablement augmenter le nombre de journées où l’air est classé « Mauvais » ou « Extrêmement mauvais ». Une augmentation mécanique, liée à la nouvelle méthode de calcul. En effet, toujours dans son dernier rapport, l’AEE indiquait qu’en Europe, la qualité de l’air s’était significativement améliorée dans les dix dernières années.