La pollution de l'air a tué près de 238 000 personnes en Europe en 2020

Le bilan humain est lourd. En 2020, 283 000 Européens sont morts prématurément à cause de la pollution aux particules fines. C’est un chiffre plus important qu’en 2019, ces dernières années le nombre de morts était pourtant en baisse. Au début des années 1990, les particules fines étaient responsables des décès prématurés de près d’un million de personnes dans les vingt-sept pays de l’UE.

Selon le nouveau rapport de l'Agence européenne de l'environnement (AEE), publié ce jeudi 24 novembre, le nombre de décès liés à la pollution connaît une petite hausse (contre 231 000 en 2019), une situation inédite depuis 20 ans. "Depuis 2000, les émissions des principaux polluants atmosphériques, y compris les oxydes d'azote (NOx), provenant des transports ont considérablement diminué", note l'AEE dans un autre rapport.

Comment expliquer cette hausse ? Pour les auteurs du rapport, cette augmentation peut s'expliquer par le fait que le Covid-19 a particulièrement affecté les personnes avec des commorbidités liées à la pollution de l’air. Selon les experts de l’AEE, 96 % de la population urbaine de l’UE était exposée en 2020 à des concentrations de particules fines (PM2,5) supérieures au niveau recommandé par l’OMS de 5 microgrammes par mètre cube d’air rappelle Le Monde.

Pollution atmosphérique

"Si l'on compare 2020 à 2019, le nombre de décès prématurés attribuables à la pollution atmosphérique a augmenté pour les (particules fines) PM2,5 mais a...

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