Pologne : des communes mettent en place des zones « anti-LGBT » au cœur de l’Europe

Anaïs Guillon
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Alors qu’il effectuait un déplacement à Varsovie, le secrétaire d’État aux affaires européennes Clément Beaune affirme avoir reçu une pression des autorités polonaises pour ne pas se rendre dans l’une des 88 villes déclarées « libres de l’idéologie LGBT ».

En visite en Pologne en début de semaine, le secrétaire d’État aux affaires européennes Clément Beaune avait indiqué qu’il irait à Krasnik, une ville décrétée « libre de l’idéologie LGBT ». Lors de sa nomination au gouvernement en juillet dernier, l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron, s’était engagé à se rendre dans l’une des 88 zones « anti-LGBT » de Pologne, en guise de soutien envers les minorités sexuelles. Mais une fois sur place, les choses ne se sont pas passées comme prévu. Clément Beaune – qui a fait son coming-out en décembre – affirme avoir reçu une pression politique de la part des autorités polonaises pour ne pas effectuer ce déplacement. « Elles m’ont indiqué que si j’y allais, il n’y aurait pas d’entretien officiel au cours de ma visite en Pologne », a-t-il expliqué ce jeudi sur France inter. Devant cette menace, ce dernier a préféré annuler sa visite dans la ville située au sud-est du pays.

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Subventions coupées et chartes homophobes

Depuis l’arrivée au pouvoir en 2015 d’Andrzej Duda, issu du parti ultraconservateur PiS (Droit et Justice), les droits des femmes et des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres sont régulièrement menacés en Pologne. À partir de 2019, avec le soutien tacite du gouvernement, plusieurs villes ont commencé à se décréter « anti-LGBT ». Les conseils municipaux ont mis en place des chartes pour...

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