Pologne : un registre de grossesse pour encore restreindre l’accès à l’avortement

Depuis 2020, l’avortement est presque totalement interdit en Pologne et le gouvernement continue de durcir sa législation sur les droits reproductifs.

C’est une mesure de plus pour contrôler le corps des femmes. L’opposition parlementaire en Pologne dénonce une disposition gouvernementale obligeant les médecins traitants à inscrire les grossesses dans un registre médical en ligne. Un registre qui pourrait devenir, « un nouvel outil de répression » envers les femmes, dans un pays où l’avortement est pratiquement interdit.

Des informations concernant la grossesse doivent figurer dans ce registre à côté de celles sur des maladies, passées ou en cours, des visites médicales, des traitements ou encore du groupe sanguin.

Selon le ministre de la Santé, Adam Niedzielski, de telles informations permettront à tout médecin de prendre en charge les patientes aussi bien en Pologne qu’à l’étranger, dans d’autres États de l’Union européenne.

Persécution des femmes

Mais la députée libérale Kamila Gasiuk-Pihowicz n’est pas de cet avis. Pour elle, ce registre est né « pour pouvoir persécuter et contrôler les femmes polonaises, créer un nouvel outil de répression, de contrôle, d’influence politique de l’État sur nos vies, sur notre santé, sur nos familles ».

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« À une autre époque, le transfert de telles informations dans le système n’aurait pas suscité d’inquiétudes. Mais, dans la situation actuelle, il s’agit pour nous d’un signal sans équivoque d’une...

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