De “Popular” à “Hollywood” : Ryan Murphy, un showrunner qui ne fait pas de compromis

Bruno Deruisseau
© Taylor Hill/FilmMagic/Getty Images

Il y a deux ans, le magazine The New Yorker consacrait à Ryan Murphy un article au titre élogieux : "Comment Ryan Murphy est devenu l'homme le plus puissant de la télévision." Il faut dire que le showrunner, producteur, scénariste et réalisateur de 54 ans venait de signer quelques mois plus tôt un contrat d'exclusivité mirobolant de 300 millions de dollars pour une période de cinq ans avec Netflix (à titre de comparaison, Amazon s'est attaché les services de Phoebe Waller-Bridge pour "seulement" 20 millions par année).

Sa dernière création en date, l'excellente série Hollywood, s'annonce comme l'un des hits de 2020. Si l'auteur s'était déjà lui-même projeté dans ses œuvres par le passé (il est par exemple évident que Ryan Murphy s'identifie à Gianni Versace dans la seconde saison d'American Crime Story), Hollywood peut se regarder comme une véritable profession de foi doublée d'une mise en abyme de l'ambition artistique du créateur de Nip/Tuck, Glee, American Horror Story, Feud ou encore Pose.

A l'instar du parcours des héroïnes et des héros d'Hollywood qui démarrent au plus bas de l'échelle sociale angeline pour finir sur le devant de la scène, la success story de Ryan Murphy et l'empire qu'il incarne aujourd'hui se sont construit·es autour de six piliers : une esthétique baroque, une boulimie de travail, une volonté d'

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